CEWE et la photographie

CEWE contribue à la reconnaissance artistique de nombreux photographes qui, à travers leur regard, capturent les beautés, les curiosités et les émotions offertes par notre environnement. CEWE développe leurs tirages photo avec le plus grand soin pour leurs expositions, festivals ou un projet particulier.

Couleurs du Japon

par Hidenobu Suzuki

Comment qualifierez-vous votre style ?

Hidenobu Suzuki : J’ai toujours aimé dessiner depuis mon enfance, avec une sensibilité pour la peinture, notamment la peinture japonaise et les œuvres des impressionnistes. En tant que photographe, je me nourris beaucoup de cette sensibilité pour composer mes photos. Pour moi, la photographie est comme un miroir qui réfléchit mon propre cœur.

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? La couleur ? La composition ?

Hidenobu Suzuki : Ce qui est important pour moi, c’est mon propre esprit. Pour retranscrire les images, je crois que je dois améliorer ma spiritualité. Avant tout, il m’est nécessaire d’élever ma propre sensibilité. Je pense qu’il y a des éléments plus importants que des outils et des techniques pour cela.

Est-ce que vous imprimez régulièrement vos photos ? Est-ce important pour vous ?

Hidenobu Suzuki : Bien sûr, c’est important. Je comprends que le numérique est aujourd’hui une mode d’expression à part entière, mais je crois aussi que l’univers du tirage papier reste très important, parce qu’il s’élargit en fonction du type de papier et d’encres utilisés. Il est certain que le résultat peut largement différer d’un laboratoire à l’autre. Je suis très satisfait du rendu de l’impression et je suis ravi que de nombreuses personnes m’aient déjà dit que l’exposition était émouvante, ceci grâce au soutien de CEWE. J’espère que beaucoup de gens ressentent cette joie d’imprimer leurs photos.

Les brins d’espoir

par Maxime Franch

Vous êtes tout jeune (21 ans !) racontez-nous vos débuts ?

Maxime Franch : au tout début, je photographiais par curiosité, dans la cuisine de l’appartement, avec ma maman. J’ai ensuite commencé à apprendre tout seul en trouvant des tutos sur youtube et peu après j’ai intégré un Bac pro photographie. J’ai donc commencé à avoir plus de réflexion sur mes images, cela m’a aidé à progresser petit à petit. Puis J’ai réalisé ma première série : des portraits « humaniste » en Mai 2014 avec la rencontre de « Illi » un sans-abri de Lyon qui a changé ma manière de voir ce médium, et tout ce qu’on pouvait faire avec.

Quels sont les moments ou situations que vous aimez photographier ?

Maxime Franch : J’apprécie énormément photographier dans l’urgence, sans avoir la possibilité de refaire la photo, par exemple lors d’un reportage sur le terrain. Cela m’oblige à toujours rester attentif à ce qu’il se passe autour de moi, à réagir rapidement, anticiper la scène que je vais photographier et les déplacements des personnes, gérer la lumière naturelle… J’aime me dépasser un peu plus à chaque fois !

Quel est votre plus grand moment de photo ?

Maxime Franch : C’est dur de ne choisir qu’un seul moment… Depuis que j’ai commencé il y a maintenant 7 ans, j’ai rencontré énormément de personnes qui m’ont tous marqué à leur manière. De mon premier portrait avec Illi dans les rues de Lyon qui m’a ouvert les yeux sur ce que pouvait faire la photographie, à Mohamed au fond de l’Atlas Marocain qui m’a appris la chance que j’avais de vivre ici, en passant par la sagesse de Budda et tous ceux que je ne peux pas citer car la liste serait trop longue… Chaque portrait, chaque image, est un « grand moment » humain pour moi.

Portraits d’Orient

par Eric Lafforgue

À quel âge avez-vous découvert la photographie et comment êtes-vous tombé dedans ?

Eric Lafforgue : par le plus grand des hasards, à 45 ans quand je me suis retrouvé au chômage, je ne savais pas quoi faire car j’avais touché à tous les médias sauf la photo donc je me suis tourné vers cette nouvelle activité et j’en ai profité pour voyager.

Je ne pensais pas en faire une activité pro mais après avoir posté des photos sur Flickr, et avoir eu des demandes d’achat de Geo, je me suis dit que cela pourrait devenir une activité pro à plein temps ! Grace à la Corée du Nord que peu de personnes visitaient en 2008, j’ai pu me faire remarquer par les magazines et tout a démarré très vite !

Quels sont les moments ou situations que vous aimez photographier ?

Eric Lafforgue : j’aime les rencontres dans les endroits où le tourisme n’a pas encore fait des ravages, et où les relations humaines sont naturelles et ouvertes mutuellement à la curiosité. J’aime beaucoup les cérémonies africaines car je suis témoin de rites ancestraux qui mêlent chants, musiques, danses… je soigne beaucoup l’arrière-plan de mes portraits. J’aime les couleurs vives des murs en Ethiopie par exemple qui font ressortir les regards ou les costumes traditionnels.

Est-ce que vous imprimez régulièrement vos photos ? Quelles étaient vos attentes quant à l’impression de l’expo photo « Portraits d’Orient » ?

Eric Lafforgue : oui rien ne remplace le papier pour avoir le ressenti de la photo. C‘est comme se contenter de lire des livres de recettes et ne jamais manger ! C’est toujours un moment d’émotion de faire des tirages pour les clients et de les poster, c‘est la quintessence de notre métier. Concernant l’expo, j’avais une crainte sur certains portraits, mais en les voyant mes doutes étaient dissipés, les tireurs de CEWE ont fait un travail très propre et très juste !